The brain diet
Le soleil est revenu ! Ça fait des jours entiers qu’on a pas vu un coin de ciel bleu. Mercredi 18 février. Ça sent littéralement le printemps. Sûrement le soleil qui réchauffe l’herbe trop arrosée. Il est 8h53, j’ai bien évidemment autre chose à faire que d’écrire un article. Mais le temps, je le prends. Je le vole s’il le faut. L’enceinte est allumée, j’écoute Metronomy, The look.
Aujourd’hui, j’ai un déj prévu à 12h30 avec Paul. Paul, l’anglais ! Un ami d’amis, qui souhaite me parler de son projet. The brain diet. Tout un programme !
La semaine dernière il m’a contactée parce qu’il aimerait que je collabore avec lui sur son projet. Ça va très vite dans la tête de Paul. À peine avais-je répondu « avec plaisir » qu’il m’envoyait déjà toute une documentation sur l’alimentation et le cerveau. Il m’explique que notre cerveau est un organe glouton. Qu’il consomme plus que tout le reste et qu’il existe un lien entre inflammation, alimentation et neuro-A.
L’idée centrale de son projet est simple. Ce qu’on met dans notre assiette peut calmer ou amplifier le chaos intérieur. The brain diet est donc un espace qui combine éducation scientifique, recettes gourmandes et accès à un réseau de soins spécialisés.
La Psychiatrie Nutritionnelle
Je découvre le terme. Il s’agit d’une discipline émergente qui prétend qu’on peut influencer l’anxiété la dépression et brouillard mental par l’alimentation. Pour atteindre ses objectifs, il s’est entouré de nutritionnistes, neuro scientist etc.
Est-ce que ce projet est différent des autres dans son approche ?
Il cible les neurodivergents et s’attaque spécifiquement au TDAH, à l’autisme et à la neurodégénérescence. C’est une niche de besoin primaire. Les gens ne cherchent pas juste à être « mieux », ils cherchent des solutions concrètes à des troubles qui impactent leur vie quotidienne.
Qu’est ce que je viens faire au milieu de tout ça ? J’aime cuisiner et faire du contenu food. Et pour soutenir un tel projet, il a besoin de quelqu’un qui saura mettre en valeur le fond et la forme. Ce qui me fait sourire, c’est qu’on se connait peu lui et moi. On se parle à de rares occasions, en soirées, entre 2 verres. Il ne sait rien de moi. Encore moins que nous partageons la même approche dans notre manière d’analyser les causes pour trouver des solutions. Faire le pont entre expérience et science. Cerise sur le gâteau, je suis sur liste d’attente pour me faire diagnostiquer TDAH.
La cuisine, my love
Qui suis-je sans la cuisine ? C’est my love langage. Je trouve du réconfort à cuisiner. Ça canalise mon esprit, mes pensées. J’y trouve quelque chose de thérapeutique.
Cuisiner touche tous les sens. La vue, le toucher, l’odorat, l’ouïe, le goût. C’est universel et précieux. Nous n’avons pas tous la chance de pouvoir manger à notre faim. Mais quand nous le pouvons, il n’y a plus de barrières. Il suffit de partager un repas pour se connecter les uns aux autres.
Ceux qui me connaissent, savent que la cuisine occupe une grande place dans ma vie. Ça remonte à l’enfance. Chez moi, les sentiments ne se partageaient pas. On se disait qu’on s’aime à travers les bons petits plats. Je ne vais pas me disperser, j’aurai l’occasion de revenir sur le sujet.
J’ignore encore si je collaborerai avec Paul, mais j’aime l’idée que tout est lié. J’apprends petit à petit à accepter d’être légitime dans ce que je fais et ce que je peux proposer. Je me suis toujours demandée pourquoi les gens venaient me chercher, moi. J’ai toujours remis en question la valeur de mon travail. Ce n’est jamais assez bien. Sûrement par peur de décevoir et de renvoyer une image qui n’est pas tout à fait la réalité. Ça sent le sentiment d’imposteur, on est d’accord.
J’intellectualise à peu près tout. Je crois que ça me donne un sentiment de contrôle. Plus j’écris, plus je m’en rends compte.
Il est déjà tard, cet article m’a pris plus de temps que prévu. Il faut que je m’arrête là. Les nuages ont grignoté le ciel bleu. Je profiterai des rayons du soleil une prochaine fois.
Laisser un commentaire